Un avion sans elle – Michel Bussi

La semaine dernière, je vous avouais que je commençais à aimer les polars si une histoire d’amour rythmait l’intrigue (un peu réducteur mais vrai). Et cela semble se confirmer !

Il y a quelques semaines j’ai commencé à voir fleurir sur le net des critiques du livre « Un avion sans elle » de Michel Bussi. Fidèle à moi-même et à mon Kindle, je file sur Youscribe.com (qui est un peu « mon » site de vente d’ebook) et là … déception (attention : pas déçue de Youscribe, déception de la part de l’éditeur du bouquin).

16 euros l’ebook avec DRM. Je laisse tomber. Mais c’était sans compter sur Amazon qui, quelques jours plus tard, a fait une offre éclair proposant le livre de Michel Bussi à moins de 5 euros, toujours avec DRM, mais bon …

Une envie irrésistible de lire et un clic plus tard, l’ebook était chargé sur mon Kindle !


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L’histoire

Décembre 1980. Un avion s’écrase sur le Mont Terrible. 169 passagers. 168 morts. Un seul rescapé : un nourrisson de 3 mois. Mais le conte de fée s’arrête là où commence la bataille judiciaire qui oppose deux familles. Car le nourrisson sain et sauf est-ce Emilie ou Lyse-Rose ? Deux petites filles âgées de 3 mois, nées à 3 jours d’écart et toutes les deux présentes dans l’avion au moment du crash.
Le livre nous transporte dans une enquête longue de 18 ans où suspense et manipulation sont au cœur de l’intrigue.

Une histoire à retardement

Je dois avouer que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, du fait des allers-retours de l’histoire entre passé et présent.

Et alors que je pensais m’attaquer à un roman policier en « temps réel », j’ai été perturbée de découvrir que finalement … pour résoudre l’énigme, il fallait connaître l’intégralité des conclusions rédigées par un détective privé.

Une enquête de près de 18 ans avec ses interrogations, ses suppositions, ses pistes, ses indices …

Mais quand j’ai eu cerné le contexte de l’histoire, de l’intrigue et des passagers, j’ai pu me jeter à corps perdu dans ce mystère.

Audacieux !

Alors presque dès le début de l’histoire, le narrateur (l’auteur du bouquin ou le détective privé … je ne savais lequel « blâmer ») m’a un peu énervé.

Vous m’auriez vu alors ! Mon Kindle en main « Mais faites leur donc faire un test ADN … bande d’amateurs !! » Sauf que … le narrateur il du me prendre pour une idiote et en avoir marre de m’entendre râler et je suis sûre qu’il a réécrit le bouquin pendant que je le lisais car, d’un seul coup, il m’a dit, comme ça, cash : « Non mais réfléchis, en 1980 … ça n’existait pas les tests ADN ».

Ah oui mince. C’est vrai qu’il y a eu une vie avant l’an 2000. Alors je me suis excusée, j’ai fermé ma bouche, j’ai gardé mes réflexions et j’ai continué de lire.

Audacieux cet auteur ! Vraiment.

Résultat, j’ai compris que baser l’histoire dans les années 1980/1990 était donc un choix raisonné et raisonnable de l’auteur pour ajouter du piment à l’histoire. Audacieux je vous dis !

Une intrigue prenante

A partir de cet « échange particulier » avec l’auteur, je me suis accrochée à l’histoire.

Le lien entre la découverte des écrits du détective privé, les événements « actuels », les événements symboliques m’ont plongé dans un profond détachement du monde réel.

Manger ? Plus tard !
Dormir ? Plus tard aussi !
Bronzer sur la plage ? OK tant que je peux lire !
Vaisselle ? J’ai dit non !
2h de train ? Juste ce qu’il me faut pour finir le livre 🙂

Autrement dit, quand j’ai basculé et que l’histoire a pris le dessus, j’ai su que ce livre ne me laisserait pas de glace mais j’appréhendais aussi un dénouement trop éloigné de la réalité, de peur d’être déçue car je ne voyais pas comment résoudre cette énigme.

N’est pas détective qui veut

Pendant la grande majorité de ma lecture, j’étais dans la peau de ce détective. Autant que j’étais dans la peau de chaque membre de ces deux familles, toujours sans réponse des années plus tard. Mais j’étais encore plus dans la peau de ce nourrisson devenu adulte, incapable d’être sûre de ses racines, assaillie par les doutes.

Alors j’ai cherché à comprendre. J’ai cherché à savoir. J’ai cherché … et j’ai imaginé des tas de possibilités. Mais soyons honnêtes, jamais je n’avais envisagé ce qui s’est révélé être la vérité de cette histoire très bien construite et très bien écrite.

Mon avis

Ce roman est très bien ficelé. La plupart des personnages sont à la fois attachants et détestables mais comment leur en vouloir quand on prend le temps d’imaginer ce que l’on ferait dans leur cas.

Si j’ai aimé le rythme, l’écriture, les détails, le suspense, j’ai beaucoup moins aimé la fin de l’histoire, l’ « après » qui aurait pu être un peu plus développée pour rajouter du larmoyant au dénouement.

Bref, si ce livre me pousse encore un peu plus dans le style « polar », je ne peux que vous conseiller de ne pas passer à côté de ce livre coup de cœur de l’été 2013.

One thought on “Un avion sans elle – Michel Bussi

  1. Je viens à l’instant de finir le livre.
    J’ai bien cru que je n’allais jamais en voir le bout. J’ai commencé par aimer le début, être happé par la bataille judiciaire, puis d’un coup plus rien, plus de motivation plus d’envie (au tel point que j’ai lu un autre livre entre le début et la fin de celui-ci).C’est seulement quand Marc s’est rendu chez les Carville, qu’il m’est devenu impossible de lâcher le livre sans connaitre la véritable identité de Lylie.
    Identité d’ailleurs surprenante, mais qui reste en soit la meilleure qu’elle pouvait avoir.
    Je trouve tout de même que la fin est trop rapide, pas assez développé. J’en attendais plus de cette fin.
    Cette lecture m’a guidé vers un genre que je n’avais pas l’habitude de lire et je ne suis pas sur de tenté l’expérience à nouveau, en tout cas pour le moment.

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