16 Décembre : Écrire …

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Écrire mon prénom pour signer mes dessins. Écrire les cartes postales pour les grands parents pendant les vacances. Écrire des lettres aux copines. Écrire des petits mots pendant les heures de cours. Écrire mes pensées dans des journaux intimes. Écrire des histoires sorties de mon imagination.

J’ai toujours aimé écrire.

Sur des feuilles volantes, des cahiers, des carnets, directement sur l’ordi. En bleu, en noir, en rose, en orange, en violet … Qu’importe le support et qu’importe la couleur, tant que l’inspiration me vient …

J’ai eu mon premier ordinateur à 11 ans. J’étais en 6ème et j’avais racheté l’ancien Mac de mon oncle. Il n’était pas, comme aujourd’hui, relié à internet. Il n’était pas non plus continuellement allumé.

Il me servait à jouer un peu (à des jeux totalement basiques de collégienne). Il me servait à taper mes rédactions (j’étais tellement fière de montrer que je maîtrisais le traitement de texte :D), même si à cette époque, les profs acceptaient rarement les rédactions et autres copies « tapées à la machine ».

Et peu à peu, il m’a servi pour écrire des petites histoires. Avec l’évolution j’ai perdu ces petites nouvelles (enfin, j’ai du les sauvegarder sur une disquette que j’ai du jeter un jour faute de pouvoir la mettre dans un ordi « plus récent »)

C’est comme ça que j’ai attrapé un peu plus le virus.

Un jour j’avais montré mes histoires à mes parents. Ils étaient fiers de moi (je crois). Mais peu à peu, mes écrits sont devenus plus personnels et n’ont plus été partagés.

Je prenais un cahier et j’écrivais les histoires que j’avais en tête, avant de les retaper sur l’ordi. D’autres étaient directement écrites sur l’ordi. Souvent je les imprimais, puis les classais dans des porte-documents (genre vrai livre quoi).

Sauf que je n’ai jamais réussi à terminer ces histoires. Par manque d’imagination ? Par manque de temps ? Par lassitude ? Par peur du résultat ?

Je ne sais pas vraiment.

Mais à 11 ans je rêvais d’une vie où l’écriture ferait partie de mon quotidien. A 11 ans, je voulais donc être auteur. À 14 ans, je voulais être journaliste. À 18 ans, je voulais bosser dans la comm.

Et aujourd’hui ? À 26 ans ?

Je rêve toujours d’une vie où l’écriture et la littérature feraient partie de mon quotidien.

Pour la littérature, je pense que ça me suivra toujours. J’ai du mal à imaginer qu’un jour je n’aime plus lire. Qu’un jour, je délaisse les bouquins pour les jeux vidéos, les séries ou Candy Crush !

Pour l’écriture, je me rends compte que j’ai eu plusieurs périodes dans ma vie. Les périodes où j’avais vraiment envie de laisser une trace des mes pensées, de mes idées et de mes histoires. Dans ces moments là, je ne pensais pas au jugement qui pourrait être fait sur ce que j’écrivais, et je laissais libre cours à mon imagination et j’écrivais.

D’autres moments où la page blanche était ma pire ennemie. Des moments où, même si l’envie d’écrire était forte, je n’arrivais pas à trouver les mots, les idées. Dans ces moments là, l’abandon devenait la solution.

Et des moments où j’avais les idées, j’avais l’envie mais … la mise en marche semblait impossible. Encore une fois, dans ces moments là, l’abandon m’attendait au tournant.

Récemment (au début de ma période de chômage), des idées se sont redéveloppées dans ma tête. Alors j’en ai noté quelques unes. J’en ai oublié la plupart (par flemmardise de les noter tout de suite). Mais certaines restent bien accrochées, profondément ancrées, avec l’espoir qu’un jour, j’ai enfin le courage de m’y atteler.

L’écriture reste une procédure longue, délicate, solitaire et difficile. Je ne suis pas la meilleure en recherche d’infos et c’est l’une des raisons pour lesquelles mes idées s’envolent souvent.

J’aurais envie d’écrire des histoires, mais vérifier les faits, valider que tout s’imbrique, comprendre comment marche un système … en ce moment je n’y arrive pas.

Et pourtant, si vous saviez comme j’en ai envie.

Je rêve qu’un jour mes idées soient plus fortes que tout. Que ma volonté fasse taire les petites voix dans ma tête qui me disent que mes idées sont nulles, que je vais perdre mon temps, que personne n’aimera … Bref ! Je rêve qu’un jour mon envie soit plus forte que ces petites voix et que mes mains et mon cerveau s’allient pour ENFIN écrire ces histoires.
Plus que tout, je rêve que ces histoires tiennent la route et surtout … qu’elles aient une fin. Que j’ai la force et le courage de ne pas m’arrêter en plein milieu alors que j’ai envie de continuer, de créer quelque chose de complet, de fini, qui me rendrait fière.

Mais pour l’instant, l’écriture d’une histoire, d’un roman, d’une nouvelle me semble encore impossible. Et quand bien même un jour, j’arriverais à mettre le point final à une histoire tout droit sortie de mon imagination, je ne suis pas sûre que j’arriverais à la partager. À m’exposer aux critiques, aux jugements. Parce que même si j’écris pour moi, et pas dans l’espoir quelconque d’un succès, j’ai tout de même envie de partager ce que j’écris.

Je suis admirative de ces personnes qui arrivent à écrire, à nous offrir des histoires qui nous font rêver, nous procurent des émotions, nous font rire.

Même si avec le numérique, tout semble aujourd’hui possible (et beaucoup plus simple), je ne sais pas si un jour je réussirais. Mais sachez que j’en aurais tellement envie.

En attendant, j’écris ici. Ca peut paraître plus simple, mais ce n’est pas toujours le cas.

Peut-être que le blog me donnera assez confiance pour un jour me jeter à l’eau. Peut-être qu’il atténuera mes craintes, mes peurs. Peut-être qu’un jour je me dirais que si j’arrive à terminer mes articles, je peux terminer un livre. Peut-être qu’un jour je me dirais que vos commentaires sont les premières critiques et que ce sont les meilleurs commentaires finalement.

Cet article tourne un peu en rond, mais c’est un peu (beaucoup) mon état d’esprit du moment.

Je réfléchis à mon avenir et je me dis que l’écriture et la lecture ne seront jamais indissociables de moi et de ma carrière. Mais que peut-être l’écriture (d’un roman, d’une nouvelle…) restera une envie que je ne toucherai qu’en rêve…

5 thoughts on “16 Décembre : Écrire …

  1. C’est fou, je me reconnais tellement, tellement en ce que tu dis ! Moi c’est pareil, j’ai toujours écrit, mais au final je n’ai quasiment jamais fini une histoire et surtout, je n’ « ose » pas faire lire ce que j’écris, par peur surtout.
    En tout cas, ça a l’air d’être quelque chose qui te tient à cœur depuis toujours. Continue d’écrire, un jour tu seras prête à sauter le pas et peut-être te lancer 🙂

    1. C’est tellement frustrant (mais grâce à cet article, je me rends compte que je ne suis pas la seule … ça rassure !!)
      Merci pour ton commentaire, et bon courage pour la fin de tes histoires 😉

  2. j’ai un peu l’impression de me lire !
    Ca fait des lustres que je n’ai pas écrit de nouvelles, mais je crois que je me bride, parceque j’ai mon pavé de 300 pages, déjà rédigé, que je DOIS corrigé, et c’est d’un fastidieux …
    Et inconsciemment, je me dis  » ca sert a rien d’écrire de nouvelles histoires, tant que tu n’auras pas TOUT corrigé ! » (à dire avec l’index en l’air, la mine menaçante).

    En ce moment, j’avoue que je préfére écrire des articles plus ou moins léger sur mon blog …

    Mais comme tu dis, c’est par période !

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