17 Décembre : Objectif bénévolat

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J’ai toujours été attirée par les métiers proches de l’humain.
Quand j’étais petite, je voulais être médecin – pharmacien (oui, les deux en même temps). Après j’ai voulu être infirmière. Assistante sociale. Puis j’ai découvert le mécénat pour les enfants malades. Tout ça a renforcé cette envie que j’avais au fond de moi : être utile aux autres.

J’ai toujours été sensible aux causes sociales et humanitaires : la croix rouge, le téléthon, handicap international pour ne citer qu’eux.

Les années ont passées et mon besoin de me sentir et d’être utile ne m’a jamais vraiment quitté. Pendant un temps, ce besoin a été remplacé par d’autres priorités (les études notamment).

Quand j’ai commencé à travailler, que j’ai été cette jeune cadre dynamique sortant de l’école, n’ayant plus de projets de groupe, de devoirs et autres présentations à rendre, j’ai profité un peu de la vie : sorties, rencontres, cinés. Mais petit à petit, j’ai senti qu’il me manquait quelque chose, sans jamais vraiment savoir à quoi cela correspondait.

Je crois que si je n’avais pas été embauchée à la fin de mon stage de fin d’étude, je serais partie dans un autre pays, vers de nouveaux projets. Je me serais en priorité renseignée sur une mission humanitaire dans un pays en voie de développement / en crise. Mais j’ai été embauchée, et j’ai sauté à pieds joints dans une vie parisienne un peu pépère et loin des préoccupations humaines. Un peu comme beaucoup de monde en fait.

Souvent l’idée de faire du bénévolat m’a traversé l’esprit. Mais le manque de confiance en moi m’a toujours fait reculer. Je regardais les missions, je ne savais pas trop comment proposer mes services, je ne savais pas non plus quels « services » proposés. De l’administratif ? De l’aide aux devoirs ? De l’accompagnement aux personnes âgées ?

Finalement, comme j’étais une « jeune cadre dynamique » voulant vivre et profiter de sa vie, de ses amis, de sa jeunesse, je disais que je n’avais pas trop de temps à consacrer. La bonne excuse.

Et pourtant, plusieurs fois par mois, cette idée de bénévolat et ce besoin de me sentir utile refaisaient surface. Mais à chaque fois je les remettais à leur place. Peur ? Manque de confiance ? Pas vraiment envie ? Je ne sais pas, je penche plus pour la peur de la nouveauté.

Quand d’un coup …
… le chômage est arrivé. Je me suis dit que c’était le « bon moment » pour me mettre au bénévolat et pour développer mon côté « social ». Mais j’ai trainé. Je n’ai pas trouvé de missions adéquates quand j’étais à Paris. Et puis le déménagement est arrivé. Il a fallu tout préparer, tout ré-emménager, bref, je n’avais à nouveau plus le temps !

Premiers pas
Je suis sûre que si je vous parle de ces recruteurs de donateurs dans la rue vous allez savoir de qui/quoi il s’agit. Une mission très compliquée, mais à mon avis assez formatrice.

Lors de mes premiers jours à Bordeaux, j’ai croisé une équipe de recruteurs. J’ai discuté avec l’un d’eux du métier, des missions, des objectifs. Même si je sentais que ce n’était pas le genre de missions qui me correspondait, j’ai regardé les offres de missions dans la région. Je n’ai pas trouvé grand chose mais j’ai vu que l’UNICEF recherchait des bénévoles pour de la vente sur stand (vous savez les cartes UNICEF, les mugs, les carnets et autres objets aux couleurs de l’UNICEF).

Réflexion dans ma tête
Ce qui suit est à peu près ce qui s’est passé dans ma tête. Un genre de petit dialogue entre moi et …moi : « De la vente sur stand … j’ai pas spécialement l’âme commerçante, mais après tout je n’ai jamais testé. Et puis je suis nouvelle à Bordeaux, ça pourrait me permettre de faire des rencontres. Et puis, j’ai le temps pendant que je n’ai pas de taf. Consacrer ½ journée par semaine à du bénévolat ne devrait pas trop remettre en question mon organisation « trouver un taf ». Et puis … et puis j’ai toujours dit que je ferais du bénévolat. Et puis je me sentirais utile. L’UNICEF je connais, je partage les valeurs. Tous les ans j’ai poussé maman a acheté les cartes de vœux. Et puis, j’aimerais bien trouver un boulot en relation avec le monde associatif / humanitaire. Ca me permettrait de connaître le secteur, parce que sans la moindre expérience dans le bénévolat / l’humanitaire, la motivation est compliquée à défendre. Allez hop, jette toi à l’eau, tu risques rien. » Fin de la discussion.

Première expérience
Il y a quelques jours, j’ai donc revêtu un tee shirt bleu UNICEF pour vendre des produits au beau milieu d’un centre commercial, entourée de stands-chalets (artisans / commerçants) de Noël. Ca m’a fait du bien de rencontrer d’autres bénévolats, de parler aux « clients ». Certains n’ont pas le temps et font genre « je te vois paaaaas, je préfère regarder la poubelle qui semble si intéressante d’un seul coup » (avouez … on l’a tous fait au moins une fois). Certains s’arrêtent, discutent, échangent, achètent « comme tous les ans » les cartes de vœux. Un moment de partage très enrichissant et agréable.

Une fois la période de Noël (et la fameuse vente de cartes donc) passée, je ne sais pas quelles missions seront proposées au sein de l’UNICEF. Mais je compte bien continuer mon « engagement ». Que ce soit au sein de l’UNICEF ou d’une autre association.

Engagement de sang
Je me suis aussi promise depuis des années de donner mon sang. Je ne l’ai jamais fait. En fait, j’ai toujours voulu mais je n’ai jamais réussi à faire le grand saut.

Les rares fois où j’étais totalement motivée, je tombais malade 2 jours avant. Comme si mon corps savait ce que j’envisageais de faire et me retenait.

Concernant le don du sang, ma plus grande crainte est le « tombage dans les pommes », car il faut savoir qu’une minuscule goutte de sang peut me faire tourner de l’œil. Mais après tout, j’ai envie de donner mon sang … un jour. Quand je serais prête en fait. Parce que c’est être utile aussi. Ce sera sûrement l’une de mes résolutions pour 2014 d’ailleurs !

Et après ?
Le temps libre pour la réflexion aidant, j’ai vraiment envie de donner un sens « humain » à ma carrière et à mon futur emploi. Je me verrais bien travailler dans une association ou dans une fondation. Que ce soit dans la communication ou dans un autre service.

Je me rêve aussi en « organisatrice d’événements humanitaires, associatifs, sociaux et/ou culturels ». Parce que le running m’a permis de mettre un pied dans les événements solidaires, et que j’ai trouvé que c’était une manière d’offrir une (petite) contribution aux causes qu’il est important de soutenir.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais je sais que l’engagement vers l’humain est quelque chose d’important pour moi.

Alors je me demande quels seraient les risques si, pour une fois, je m’offrais la possibilité de faire quelque chose qui aurait VRAIMENT du sens pour moi ? Aucun ? On est d’accord !

Alors je fonce !

Merci pour tous vos commentaires au fil des jours et des articles !
À demain 🙂

2 thoughts on “17 Décembre : Objectif bénévolat

  1. Bravo! Moi aussi j’aimerais donner de mon temps. J’ai contacté les restos du <3 par chez moi pour les aider sur leur site Internet mais je ne pense pas que ce soit un prio (je n'ai jamais eu de réponse!) pourtant j'aimerais vraiment le faire mais je manque de temps!
    Si tu donnes ton sang, fais comme moi, discuter avec l'infirmière dis lui que tu ne veux pas regarder. Moi j'ai peur de voir l'aiguille s'enfoncer j'aime pas ça! Je ne l'ai pas refait depuis un moment cause grossesse et maladie ensuite 😉
    mais je vais y retourner! Bel initiative de générosité!

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