Lunettes au bord de la crise de nerfs …

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Je suis une adepte des « Quand je serai … ça sera bien mieux ». Et forcément, ça ne marche pas ! Vu que ce n’est pas comme ça qu’il faut réfléchir … Je sais qu’il faut profiter de l’instant présent, ne pas s’enfermer dans le passé, ne pas idéaliser des choses qui ne seront peut-être jamais. Bref … il faut arrêter de vivre dans sa tête et se concentrer sur le « réel » et le présent.

Mais c’est bien plus simple à dire qu’à faire.

Il y a quelques années, sans trop savoir pourquoi quelque chose s’est cassé en moi. S’en sont suivis des mois d’idées noires, de sentiments, de larmes … Sauf que depuis ce moment, plus rien n’a jamais été comme avant.

Alors j’ai commencé à me dire que « quand j’aurai fini mes études, je pourrai enfin être totalement heureuse, libérée ». PLOUF (ça c’est le bruit de l’illusion qui s’est plantée directe). Je me suis aussi dit que « quand j’aurai trouvé mon stage de fin d’études, ça serait mieux ». Puis j’ai enchaîné avec « quand j’en aurai terminé avec mon mémoire de fin d’études, je pourrai enfin profiter et me libérer l’esprit ». Puis « quand j’aurai les résultats des partiels et que je saurai si je suis diplômée, ça sera génial, je pourrai me concentrer sur ma vie ». Puis « quand je serai dans cet appart, tout ira mieux ». Ca a continué comme ça pendant longtemps … que ce soit les amis, le boulot, les projets personnels … et finalement, rien ne va jamais vraiment mieux. Parce que mes illusions restent ancrées en moi, que je ne sais plus profiter du présent, de ce que j’ai à portée de mains, de ce que la vie peut m’offrir au quotidien.

Peut-être qu’être consciente de « mon schéma de pensée » est une bonne chose pour débuter … sauf que ça fait plusieurs années que ça dure maintenant et que changer la donne me semble de moins en moins facile.

Je me disais il y a quelques mois qu’une fois que je serais au chômage, je pourrais penser réellement à ce que je voulais faire de ma vie, que je pourrais prendre un peu de temps pour me consacrer à des projets personnels, que je pourrais découvrir de nouvelles choses, m’ouvrir encore plus.

Près de 8 mois ont passé, et rien n’a évolué.

Je suis arrivée à Bordeaux pensant que tout allait changer. Je me suis dit qu’avoir une pièce bureau avec un endroit où travailler serait plus simple pour trouver la motivation. Je me disais qu’avec une nouvelle ville à explorer, je découvrirais de nouvelles sensations, je pourrais repartir de zéro.

Eh bah, encore une fois, j’ai entendu un gros PLOUF (attention, je ne regrette pas d’avoir quitté Paris pour Bordeaux, que ce soit clair, même si pour l’instant le manque de relations sociales et de boulot n’aide pas à me sentir super bien).

Le moral est compliqué à gérer en ce moment. Mais l’important est de ne pas retomber. Alors j’essaye mais petit à petit les envies d’avancer se font rares, les idées deviennent insipides, les projets deviennent sans intérêts. Alors même quand j’ai envie de me consacrer à tous mes projets, je finis par ne me consacrer à rien.

C’est un cercle vicieux.

Mes lunettes sont aujourd’hui un peu au bord de la crise de nerf (ou bien je fais un burn-out façon chômeuse). Et moi avec.

J’avais prévu de me consacrer plus à moi en janvier. Janvier est passé bien trop vite. Alors je me suis dit que ça serait pour février. Mais février a été rythmé par les microbes, et quand ces derniers ont déserté, ce sont les JO qui m’ont cloués au canapé …

Alors, je vais me dire qu’enfin en mars, je vais avancer. Aller de l’avant. Du moins je vais essayer. Essayer de m’ouvrir. De profiter du beau temps qui va revenir (enfin, j’espère).

Peut-être y aura-t-il moins d’articles, peut-être y en aura-t-il plus ? Je n’en sais rien. Je posterai sans contraintes, juste par envie. Je lirais les livres que j’ai envie de lire juste parce que j’ai envie de les lire, sans me demander ce qu’en pensent les « autres ». J’irai me balader, quitte à mettre de côté ma recherche d’emploi pendant 3 heures. J’irai boire un chocolat chaud / thé dans un café même si je suis seule et qu’on est mardi.

Et puis, une fois que j’aurais fait ça, que je me serai un peu retrouvée … ça ira mieux. En espérant que cette fois ci, il n’y ait plus de PLOUF … 

A bientôt.

6 thoughts on “Lunettes au bord de la crise de nerfs …

  1. Il faut positiver !!! j’ai été longtemps comme toi à me dire que tout sera ok plus tard …. bilan : une méga dépression, trois années de traitement et presqu’autant pour arrêter ces fichues pilules ! Aujourd’hui je me fiche de l’avenir, je vis un peu au jour le jour, j’essaie de profiter au mieux de ce que j’ai sans focaliser sur ce que je voudrais avoir ….. bon courage pour la suite !
    bisous
    laurence

  2. je connais ca …
    cette sensation de frustration quand on se rend compte que nos projets ne vont pas aussi vite qu’on l’avait espéré, qu’on a pas eu le courage de faire ceci, ou cela …
    On attend beaucoup de soi, et le pire, c’est cette impression de se decevoir soi meme.
    Mais peut etre se donne-t-on trop d’objectif ? trop de performisation ?
    Je ne sais pas. Parfois, j’aimerai savoir vivre au jour le jour.
    je te souhaite un mois de mars plus enchanteur que les précédents …

  3. Bien sûr qu’il faut profiter des plaisirs du quotidien, mais encore faut-il adopter la bonne attitude face à la vie, ce qui s’avère parfois, plus difficile. Le bonheur ne vient pas de l’extérieur, même si certains éléments y contribuent grandement, c’est avant tout un état d’esprit. Courage 😉 !

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