Fleur de cimetière – David Bell

Livre faisant partie de mon Challenge Septembre Policier.

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L'histoire

Caitlin a disparu quand elle avait 12 ans. Quatre ans plus tard, Abby, sa mère, souhaite tourner la page. Tom, son mari, s’accroche à l’idée que sa fille est vivante, retenue quelque part. C’est alors que Caitlin réapparait. Mais la jeune fille qu’ils découvrent est loin de la jeune fille qu’ils ont « perdu ». Si Tom espérait des retrouvailles émotives, il se retrouve face à une ado rebelle, fermée et qui se refuse à raconter ce qui s’est passé pendant ces quatre ans.

Mon avis

J’ai offert ce livre à Alison de La Fabrique Eclectique lors d’un Swap Littéraire. Je suis assez fan de la collection Actes Noirs et le résumé m’avait interpelé. Son avis du livre m’a donné envie de le lire à mon tour. C’est donc sans me poser trop de questions que je l’ai ajouté à ma « Reading List » de Septembre.

Dans ce polar, pas de cadavre, pas de tueur, pas d’enquête basée sur un meurtre. Ce polar de David Bell est d’avantage axé sur la psychologie.

Une famille sans histoire. Une jeune fille de 12 ans qui disparaît. Une enquête qui n’avance pas. Fugue, enlèvement ? Personne ne le sait. Des parents qui se déchirent. Entre un père qui espère et une mère qui avance, plusieurs questions se posent : Reverront-ils un jour leur fille ? Est-elle retenue de force ? Comment faire le deuil d’une situation inconnue ?

David Bell nous décrit avec précision le moment où le couple se déchire totalement. Où la mère choisit de se tourner du côté de la vie alors que le père croit voir sa fille partout. David Bell nous plonge alors dans une famille qui n’en est en fait plus une.

« Qu’est-il arrivé ? », « Où est-elle ? », « Qui est coupable ? » sont des questions que l’on se pose avant que Caitlin réapparaisse. Et ce sont les mêmes questions que l’on continue de se poser par la suite.

Parce que l’hsitoire aurait été tellement plus simple si Caitlin s’était jetée dans les bras de ses parents. Si elle avait profité de sa liberté retrouvée. Si elle avait tout confié. Si elle avait parlé.

Car David Bell donne également un nouveau sens psychologie à son roman, que celui de la disparition d’un enfant. Il intègre à son histoire le sentiment d’attachement d’une victime à son bourreau, plus connu sous le nom de « syndrome de Stockholm».

Mais quand on est parent, qu’on espère jour et nuit, pendant des années le retour de son enfant, comment imaginer que celui ci ne soit plus le même ? Comment accepter la vérité alors que son enfant ne voit pas le crime commis ? La vie peut-elle reprendre là où elle s’est arrêtée au moment du drame ?

David Bell nous met ici dans la tête des parents et nous fait traverser un enfer auquel personne ne souhaite être confronté.

Malgré tout le début est assez long. J’aurais préféré que le retour de Caitlin soit arrive plus rapidement dans le livre, quitte à utiliser des flashbacks pour expliquer la situation. Je pense pourtant comprendre le cheminement de l’auteur qui, au travers cette attente du retour de Caitlin, nous fait ressentir ce que les parents ont enduré pendant quatre 4 années, sans être sûrs du résultat. Car oui, le lecture a lu la 4ème de couverture, il sait donc se Caitlin va réapparaitre. Mais les parents, lorsqu’ils vivent cette épreuve, ne sont sûrs de rien.

J’aurais également aimé que certains aspects soient traités profondeur car je suis restée un peu sur ma fin concernant quelques événements.

Une découverte sympathique, un polar psychologie envoutant qui laisse peu de place au doute mais qui est pourtant intense et rempli de suspense !

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