Un été sans les hommes – Siri Hustvedt

Livre faisant partie de ma sélection Lectures à Moustaches.

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L’histoire

Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia quitte brusquement New York pour se rendre dans le Minnesota et se réfugier quelque temps auprès de sa mère octogénaire. Parcours d’une femme blessée en forme de « lecture de soi » et d’inattendue épiphanie personnelle, ce roman solaire – féministe au meilleur sens du terme – irradie d’une énergie aussi rebelle que stimulante.

Mon avis

J’avais repéré ce livre dès sa sortie, alors forcément, j’étais impatiente de le lire ! Lors de ma visite au salon Lire en Poche à Gradignan début octobre, je l’ai vu … et j’ai craqué ! Une fois dans ma Pile À Lire, je n’aurais plus d’excuses pour ne pas le lire.

Et mon « challenge » de novembre m’a permis de le glisser dans mes lectures du mois ! Uniquement parce que son titre contenait le mot « homme ». Les décisions que l’on prend tiennent parfois à si peu de choses …

Bref, après un Legardinier et un Bussi particulièrement envoutants, je me suis jetée dans « Un été sans les hommes ».

Les premières pages m’ont perturbées. Pas de chapitre, pas de petite étoile pour délimiter les idées. Rien. Juste des paragraphes. J’ai vérifié (l’avantage du livre papier). Les paragraphes s’enchainaient sans « pause » pendant tout le livre. 213 pages. Mouais. Pourquoi pas …

J’ai commencé à lire. L’histoire d’une femme, une poète, qui est atteinte de « folie passagère » car le mari l’a abandonnée pour partir avec La Pause comme elle l’appelle, un retour chez sa mère octogénaire, entourée de ses « vieilles » amies, Les Cygnes, 7 jeunes filles, des cours de poésie, une voisine, ses enfants, des échanges avec sa fille, son mari et un(e) inconnu(e).

Les premières pages ont été assez compliquées à comprendre. J’ai trouvé le style assez lourd, et faute de chapitres ou signes distinctifs, les idées s’entremêlaient. La narratrice nous parlait d’une chose pendant 8 / 10 / 15 paragraphes, et sans s’y attendre, le paragraphe suivant concernait une toute nouvelle situation. Assez désarmant en fait. Il m’a fallu plusieurs fois lire et relire, pour comprendre.

Plus ma lecture avançait, moins je m’y retrouvais. Mais c’est qui Abigail ? Et Moki ? Ashley c’est laquelle ? Elle nous a déjà parlé d’une Lola ? Voilà à peu près à quoi ressemblait ma lecture. Je ne comprenais rien.

Et puis la narratrice, poète, nous parle de poètes ou d’écrivains, citant vers ou passages, totalement inconnus pour moi. Et d’un seul coup, dans ma tête ça a fait « Trop de références culturelles, tue la référence culturelles ». Je ne suis pas inculte, mais c’est presque ce que m’a fait ressentir ce livre.

Bref, j’ai continué, je voulais voir où ça allait me mener. Mais j’avais tellement de mal à comprendre et le style était si décousu (selon mon opinion) que je mettais un temps fou à passer les pages. Heureusement qu’il ne faisait que 213 pages au passage !

Et puis on m’a dit « Mais si tu n’aimes pas, arrête, change de bouquin ! ». J’y ai bien pensé, mais je n’ai jamais réussi à laisser un livre « en cours ». Je lis un livre à la fois. Point. Ça doit remonter à mon état d’esprit de collégienne, et ces profs de Français qui exigeaient qu’on termine les livres même si on ne les aimait pas. Bref, à ce moment là, je me disais qu’il me restait une centaine de pages, que j’allais m’accrocher. Que peut-être d’un coup, j’allais tout comprendre, que l’histoire allait se mettre en marche dans ma tête et que j’allais dévorer le bouquin.

Une centaine de pages. Quelques heures de lecture à peine pour un livre qui me plait. Près de 4 jours pour ce dernier. Et un sentiment de vide à la fin. Comme une perte de temps.

Car voilà. Je n’ai rien compris à l’histoire, je n’ai strictement RIEN compris ! Je ne pourrais même pas vous en parler. Je ne sais pas de quoi il devait parler. Je n’ai rien retenu. D’après certaines critiques que j’avais lu c’était « LE livre », « celui à ne pas rater », « un livre exceptionnel ». Bah moi, il ne m’a pas parlé ce bouquin …

Je n’ai pas compris le cheminement de la narratrice, j’ai compris la moitié des situations, mais j’ai l’impression que ça ne menait nulle part. Et puis ce titre « Un été sans les hommes ». Mouais. Les hommes (enfin, son homme) sont omniprésents. Elle ne parle, ne pense qu’à lui. Ceux des Cygnes sont morts depuis longtemps. Alors oui, elle passe l’été entourée de femmes, mais elle passe son temps à faire référence aux hommes.

Bref, je vais m’arrêter là de ma critique, comme j’aurais peut-être du m’arrêter lors de ma lecture avant d’en avoir terminé …

« Un été sans les hommes » est un livre que j’avais envie de lire. Un livre que je pensais aimer. Finalement, cela s’avère être une réelle déception. Je ne suis pas rentrée dans l’histoire, les idées se confondaient dans un style que j’ai trouvé décousu, lourd et difficile à lire. Ne me demandez pas de quoi il parlait … je n’en ai aucune idée !

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