À la recherche du magazine parfait, épisode 3 : Happinez

Toutes les infos sur ma quête du magazine parfait sont ici.

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Pourquoi Happinez ?

Parce que je l’ai aperçu plusieurs fois sur les réseaux sociaux (notamment Instagram), que je trouvais la couverture jolie et que j’ai eu envie de découvrir ce magazine !

À première vue … 

La couverture est jolie, douce, elle donne un sentiment de sérénité, de calme, de tranquillité … de zen ! Elle donne envie de se poser et de savourer l’instant présent avec le magazine. Quant aux sujets annoncés, ils donnent envie …

Ma première impression …

Je feuillette le magazine, je m’aperçois que les articles sont assez longs. L’ambiance zen se ressent tout au long du magazine par les visuels utilisés, la dominance des couleurs vertes / bleues utilisées, mais aussi grâce à des petites citations « bien-être ». Par contre je repère pas mal de publicités, ce qui casse l’effet de la parenthèse « tranquille et sereine » que je pensais m’offrir en lisant le magazine.

Mon avis

À peine plongée dans le magazine, je suis téléportée dans un monde fait de couleur et de nature grâce à un petit reportage photo. C’est joli, calme, les phrases sont joliment choisies, j’apprécie la mise en scène. C’est un peu comme si on nous mettait en condition pour apprécier, en tout sérénité, le magazine et les articles à venir.

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Je suis rapidement séduite par les idées shopping mises en avant. La couleur, les produits, les photos, les textes … si j’ai envie de tout acheter, c’est surtout parce que je me retrouve dans ses produits et qu’ils donnent envie de les tester… un peu comme s’ils avaient été sélectionnés pour moi !

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C’est après que ça s’est gâté en fait …

Après, on arrive aux articles en fait. Des articles de plusieurs pages sur des thèmes variés mais toujours reliés au bien-être. On assiste à une rencontre avec Amma, cette indienne qui est connue pour répandre l’amour à travers le monde grâce à de simples étreintes, on en apprend un peu plus que les croyances que l’on a au fond de nous, on découvre les bienfaits du changement dans la vie quotidienne, on lit des témoignages sur « l’amour, l’espoir et la foi » et un autre article nous parle du rapport à l’argent et du bonheur (ou pas) que cela apporte.

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Je dois avouer que je n’ai pas lu tous les articles dans leur intégralité… Parce que très vite je me suis aperçue que si le magazine se disait « féminin – positif – inspirant », je le trouvais plutôt « spirituel – spirituel – spirituel ». Et ça m’a paru un peu trop. J’ai même eu envie, à un moment, de compter le nombre de fois ou le mot « spirituel » ou « spiritualité » était écrit …

Parce que plus qu’un magazine « féminin – positif – inspirant » c’est un magazine axé sur la vision d’une vie plus « spirituelle », plus dans la foi, dans les croyances, libre de toutes contraintes. Bref, c’était un peu trop pour moi.

Très rapidement, à force de n’avoir qu’un point de vue « spirituel » en lisant les articles, je me suis ennuyée. Ou plutôt j’ai eu l’impression d’être dans une secte. Le terme est peut-être un peu fort, mais en tout cas, je me suis retrouvée face à des messages qui ne me convenaient pas, qui n’étaient pas ceux que je recherchais, ou en tout cas aux antipodes du « féminin – positif – inspirant » qu’on m’avait vendu au départ.

Seul un article m’a interpelé : celui sur le « besoin de réconfort ». Un article sous forme de 4 pistes sur comment réagir quand quelqu’un a besoin de réconfort. Le seul hic c’est que les témoignages sur lesquels s’appuyait l’article avaient surtout rapport avec des personnes dans le deuil. Si j’ai pu avoir de l’empathie pour ces personnes, je n’ai pas pu m’identifier à elle. J’ai eu l’impression que seules les personnes dans le deuil avaient besoin de réconfort, j’aurais trouvé plus judicieux de varier les exemples, des plus proches de nous, que l’on peut rencontrer au quotidien (je sais que les deuils liés aux décès de personnes proches existent, mais « en principe », on ne perd pas une personne proche chaque jour, alors qu’il y a dans le quotidien, des choses qui peuvent nous rendre triste, et encourager ce besoin de réconfort). Je ne sais pas si vous comprenez le fond de ma pensée, en tout cas, je l’espère ! Je trouve très réducteur de limiter le « besoin de réconfort » au deuil et au chagrin que cela entraine.

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Enfin, j’ai envie de terminer en évoquant quelques petites choses qui m’ont (un peu) dérangée. Il y a les pubs que j’ai trouvé assez présentes, même si elles restent en accord avec la ligne « spirituelle » du magazine (mais bon, j’estime que la pub est en opposition avec les valeurs « spirituelles » et « bien-être » mises en avant). Il y a également les « petites annonces » à la fin du magazine : 4/5 pages où on retrouve des annonces/pubs pour des stages / formations / professionnels du bien-être. Bref, un côté très marketing que je trouve encore une fois à l’opposé des valeurs du magazine. Et enfin, juste après ces petites annonces, en dernière page du magazine, un encart de quelques pages pour la « boutique » : à savoir des petites choses que l’on peut acheter (bijoux, carnets, bougies, foulards…). Hmmm. Oui bon, ça n’a peut être rien de choquant mais au fil du magazine j’ai compris que « l’argent ne faisait pas le bonheur », que le bonheur était « autrement que matériel » ou encore que « un rapport sain à l’argent implique que l’on se sente détaché du sujet au point que ni manque ni affluence n’ont d’impact ». Voilà…

Alors ? C’est lui « mon magazine parfait » ?

Hummm NON ! Si sa couv m’inspirait sérénité et apaisement, j’ai vite déchanté. Un magazine bien trop axé « spiritualité » (avec un côté marketing bien prononcé) pour que je puisse l’apprécier. Si vous êtes adepte du yoga, de la psychologie, que vous cherchez un partenaire « spirituel », une sorte de guide ou de gourou, je pense que Happinez peut vous convenir. Pour les autres, passez votre chemin ! Malgré tout, je suis contente de m’être forgé mon propre avis (et je vous incite à faire de même si vous souhaitez malgré tout le découvrir ! Mon avis sur ce magazine – et sur les autres – n’engage bien entendu que moi).

On se retrouve demain avec Flow pour le dernier épisode de ma quête !

Petites infos diverses sur Happinez :
140 pages – 4,95 euros – parution bi-mestrielle
https://www.happinez.fr/

13 thoughts on “À la recherche du magazine parfait, épisode 3 : Happinez

  1. Ton avis me conforte dans l’idée que je me suis faite de ce magazine rien qu’en le feuilletant : trop de spiritualité, pas assez de bien-être au quotidien… Je ne l’ai pas acheté du coup, il ne répond pas à mes attentes du moment !
    Et tu as raison, il n’y a pas que le deuil à gérer dans la vie quotidienne ! Et finalement, ce sont aussi ces petites choses négatives qui grignotent notre énergie au fil des jours que l’on devrait soigner…

    1. Oui, j’avoue que la couverture m’inspirait autre chose que ce que j’ai découvert !
      Je ne l’ai pas feuilleté avant, mais bon, au moins je sais à quoi m’en tenir 🙂
      Merci pour ton commentaire 🙂

  2. Ce matin arrêt chez un autre buraliste, devant moi Happinez et le dernier exemplaire de Flow. J’ai longuement hésité: Happinez? Flow? les deux? Après avoir feuilleté Happinez j’ai eu un peu peur qu’il soit trop porté sur spiritualité et tutti quanti, et donc je n’ai pris que Flow.

    Maintenant que je lis ton article je ne regrette pas du tout de ne pas l’avoir pris, ça m’aurait gonflé aussi (pourtant les thèmes avaient l’air sympa, le voyage, … mais je suis pas trop portée spiritualité ^^)

    1. Ahah !
      Je suis contente que tu aies pris Flow ;). C’est vrai que Happinez est uniquement axé sur la spiritualité … Si ça convient à des gens, ça n’est pas ce que je recherche !
      Bon voyage avec Flow 😉

      1. j’ai commencé à le feuilleter rapidement et deux points positifs: les couleurs et forment, mais surtout la qualité du papier, un vrai plaisir au toucher, avec l’alternance du grain en plus !

        1. Aaaah la qualité du papier c’est ce qui m’a décidée à l’acheter 😀
          (bon allez, je n’en dis pas, plus, fin du suspense demain ^^)

  3. Je rattrape mon retard dans ta recherche du magazine parfait 🙂 . Je ne connais pas du tout Happinez mais je te remercie pour ton billet complet qui me fait dire que ce n’est pas pour moi. Et oui je vois très bien ce que tu veux dire par le besoin de réconfort dans le quotidien. Franchement dommage que ce ne soit axé que sur le deuil, c’est plombant tout de même.
    Belle journée à toi.

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