La vie est facile, ne t’inquiète pas – Agnès Martin-Lugand

martin_lugand_la_vie_est_facile_ne_t_inquiete_pas

L'histoire

Depuis son retour d’Irlande, Diane a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux Gens heureux lisent et boivent du café, son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.

Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Mon avis

J’avais tellement entendu parler du livre « Les gens heureux lisent et boivent du café » que j’avais fini par prendre le temps de le lire l’été dernier. Une belle découverte, tout en sensibilité, que j’avais dévoré en quelques heures.

Mais comme beaucoup, la fin m’avait laissée … sur ma faim ! Je l’avais acceptée, mais au fond de moi, ce n’était pas la fin que j’avais attendue en lisant le roman, et en même temps, cette fin me convenait.

Alors quand j’ai su qu’Agnès Martin-Lugand avait écrit la suite, j’ai souri, bêtement. J’avais envie de retrouver Diane, savoir où elle en était, ce qu’elle devenait. J’avais envie de retrouver la fougue de Félix, j’avais envie de savoir. Parce qu’elle m’avait touchée et qu’en quelques pages, je m’étais attachée à cette femme.

C’est donc avec beaucoup d’attente et de plaisir que j’ai lu « La vie est facile, ne t’inquiète pas ». J’avais lu le résumé, rapidement mais je ne m’étais pas attardée dessus. C’était la suite du bouquin, c’était tout ce qu’il fallait savoir. Point.

Comme pour le premier, j’ai dévoré le livre. Toujours la même intensité, toujours la même sensibilité, toujours le même attachement. En moins de 3 minutes, j’étais de nouveau proche de Diane.

Le style d’Agnès Martin-Lugand n’a pas changé dans ce livre. Toujours sensible, toujours émotif, toujours difficile.

Dans « La vie est facile, ne t’inquiète pas », il n’est plus vraiment question de deuil. Non. Il est question de reconstruction de soi et de re-profiter de la vie. D’accepter de passer à autre chose, de construire un nouvel avenir, un nouveau bonheur, une nouvelle vie, sans oublier l’ancienne, sans oublier ceux qui sont partis.

C’est ce que Diane fait. Elle va bien. On ressent un détachement vis à vis de la mort de son mari et de sa fille. Un détachement lié à l’acceptation. Et alors qu’elle accepte de rencontrer quelqu’un qui puisse à nouveau partager sa vie, c’est avec les enfants que les relations se compliquent. Diane ne peut approcher un enfant, elle n’en veut plus. Elle ne peut pas faire ça à Clara, sa fille.

L’histoire, comme dans « Les Gens heureux lisent et boivent du café », permet de suivre Diane dans son cheminement. Ses questions, ses doutes, ses hésitations mais aussi ses décisions.

Mais alors qu’elle se reconstruit loin de l’Irlande et loin d’Edward, qu’elle a laissé en plan, un événement va la détourner de ce chemin qui semblait presque tranquille.

Mais Diane va foncer, tête baissée. Elle a toujours la même personnalité que dans « Les Gens heureux lisent et boivent du café », même si elle est plus forte aujourd’hui.

Alors elle va prendre des décisions, ses décisions, et enfin décider de vivre.

« Les Gens heureux lisent et boivent du café » traitait des douleurs liées au passé et au deuil. « La vie est facile ne t’inquiète pas » redonne de l’espoir quand aux projets d’avenir. Toujours aussi captivant, j’ai dévoré ce roman, toujours rempli d’émotion, d’amour et de questionnement de soi.

note_5_5

Laisser un commentaire