1984 – George Orwell

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L’histoire

«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

Mon avis

En ce mois de juin, le « Un an, un challenge et des livres » avait pour thème les dystopies. « Euuuh … les dysto-quoi ??? » a été ma première réaction. Dystopie, moi ça me dit rien … Une rapide recherche sur le net et me voilà déjà plus informée … Selon Wikipédia, une dystopie « également appelée contre-utopie, est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. ». The Hunger Games, Le Passeur, Divergent font donc partie de ce genre appelé dystopie !

N’étant pas une inconditionnelle du genre (que ce soit au niveau des livres mais également des films), ni de tout ce qui touche à la science-fiction en général, j’ai décidé d’en profiter pour me cultiver un peu en découvrant 1984, de George Orwell, qui est considéré comme l’une des références du roman d’anticipation et de la dystopie.

Si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, à imprimer les détails, à identifier les personnages, à me souvenir des situations et des règles, j’ai malgré tout été marquée par ce livre.

Écrit en 1949, George Orwell livre alors une version (édifiante) de la vie (imaginaire) en 1984. Et finalement, à bien lire ce livre, on remarque que cette société imaginaire n’est, à certains points, pas très éloignée de notre société actuelle. Et ça, ça fait peur !!

Dans 1984, George Orwell nous transporte dans un monde de contrôle : de la pensée aux gestes, du passé au présent … jusqu’à l’avenir. Alors j’imagine l’impact d’un tel livre en 1949, lors de sa sortie, qui devait vraiment ressembler à de la science fiction. Mais je crois que si ce livre sortait aujourd’hui, il n’aurait rien de très étonnant. À l’heure d’internet (et de quelques propositions de lois), nous savons que nous sommes plus ou moins contrôlés, même si cela ne va pas aussi loin que dans 1984.

Car oui, 1984 va encore plus loin … Les personnages n’ont aucun contrôle d’eux même, et cela par l’utilisation de la manipulation et le « lavage de cerveau » à base de tortures physiques et psychologies.

Alors oui, ce livre n’est que pure fiction, pure dystopie, mais il n’empêche qu’il fait froid dans le dos. Surtout quand on compare la vision qu’un homme a eu en 1949 de la vie en 1984 à la société actuelle, en 2015.

Sans qu’internet n’existe à l’époque, sans que le matériel permettant de tracer, surveiller, contrôler ne soit aussi performant qu’il l’est aujourd’hui, George Orwell a malgré tout deviné que les écrans joueraient un rôle primordial dans le futur …

1984 n’est finalement pas si éloigné de la société actuelle, où chacun de nos gestes, pensées, histoires … peuvent être surveillés et se retourner contre nous afin de nous obliger à nous conformer à certains idéaux, ou au contraire, montrer une différence qui dérange et que la violence continue (souvent et malheureusement) de régler, étant perçue, par certains, comme seule et unique solution.

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