D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds – Jon Kalman Stefansson

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L'histoire

«Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t’aime.»
Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d’édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.
Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.

Mon avis

J’ai lu ce livre dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Price Minister.

Lors de ma « candidature », j’avais sélectionné 3 livres, dont « D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds ». D’abord parce que la couverture m’intriguait, que le titre du roman me plaisait mais aussi et surtout parce que le résumé me promettait un joli voyage en Islande. Un bon moyen de connaître un pays dont j’ignore tout, en me laissant bercer par une plume d’une rare beauté pleine de simplicité et d’authenticité.

J’ai reçu le roman en octobre (il me semble) mais je ne l’ai lu que début janvier. Et autant vous dire que j’aurais du le lire dès sa réception !

Non pas que ça soit un coup de cœur, non. Au contraire en fait. J’ai même eu beaucoup de mal à le lire et à le terminer. Pour être tout à fait honnête, c’est même avec soulagement que j’ai refermé le livre. Sans avoir compris grand chose à l’histoire. Eh oui, ça arrive.

Parce que cet auteur n’a pas su m’emporter. Je n’ai pas réussi à entrer dans son roman. Pas réussi à saisir cette beauté et cette simplicité qu’on me promettait. Pas réussi à comprendre.

L’histoire se déroule sur 3 périodes. Et si j’ai eu du mal à me retrouver entre ces périodes au début du livre, ça n’a pas été en s’améliorant au rythme des chapitres.

De même que les personnages n’ont pas eu d’écho pour moi. Pas de réelle affinité. Je dirais même que j’ai été assez indifférente à ces personnages. Peut-être parce que j’ai eu du mal à les différencier. Parce que l’auteur parle de Bidule et de Machin et qu’il passe à quelqu’un d’autre aussi. Je crois que les noms ne m’ont pas aidée non plus. Des noms islandais que j’ai eu du mal à retenir et donc du mal à me souvenir de ce qui était arrivé.

Par moment pourtant, l’histoire prenait un sens. Le temps d’une anecdote. Le temps d’un souvenir. Et puis sans comprendre, le narrateur passait à une toute autre anecdote, laissant le lecteur deviner qu’on passait du coq à l’âne et le laissant s’embrouiller pour comprendre où il en était. (D’ailleurs, qui est-il ce narrateur ?)

« D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds » ne m’a pas touchée. Pourtant je pense qu’il a eu un écho particulier chez d’autres personnes. Je pense que c’est typiquement le genre de livre qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Pas de juste milieu. Soit on accroche et le livre est magnifique, soit on n’accroche pas et c’est l’enfer pendant plus de 300 pages. Dommage pour moi, je suis passée totalement à côté.

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#MRL15 #PriceMinister

2 thoughts on “D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds – Jon Kalman Stefansson

  1. Curieusement…je ne m’attendais pas à un autre avis ou alors il y aurait fallu un sursaut de dernière minute 😉 Je te souhaite une prochaine lecture plus captivante ! J’espère que La Fille du Train ne te décevra pas 🙂

    1. Ahah oui !
      La Fille du Train j’ai un peu de mal à entrer dedans, mais je pense que la fatigue et l’état d’esprit un peu préoccupé n’aident pas …
      Je viens d’arriver au moment où Rachel apprend la disparition de Megan/Jess, je pense que l’histoire va « vraiment » commencer maintenant 🙂

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