La Fille de Brooklyn – Guillaume Musso

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L’histoire

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

« Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.

Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Mon avis

L’an dernier, le tant attendu « L’instant présent » s’était transformé en déception. Je n’avais pas retrouvé le style Musso que j’aimais tant, pas été transportée par le roman … et la fin, n’en parlons pas !

Résultat, cette année, j’étais partagée entre l’excitation de lire son nouveau roman … et l’appréhension d’être à nouveau déçue. Quelques jours plus tard, aidée par les critiques plus que positives sur le bouquin, j’ai osé. J’ai dépassé mon appréhension et commencé à lire « La Fille de Brooklyn ».

En quelques pages, l’histoire était posée. Sans vraiment savoir où l’intrigue allait mener, j’ai ressenti ce petit frisson de plaisir et j’ai croisé les doigts pour que Guillaume Musso ne me déçoive pas !

Et puis j’ai lu, j’ai lu, j’ai lu. Incapable de poser le bouquin plus de 15 minutes. Si j’avais quelque chose à faire, je ne pouvais pas. Je revenais toujours. Juste pour lire un petit chapitre. Juste parce que j’avais envie. Non. En fait, parce que j’en avais besoin. « La Fille de Brooklyn » m’avait rendu totalement addict !

Un chapitre par ci, quatre chapitres par là. Il ne m’aura malgré tout pas fallu plus de 24h pour venir à bout de l’histoire. Une histoire entraînante qui m’a rappelé celle du roman « Central Park ». Une histoire pleine de rebondissements donc, de questionnements, d’enquête, de destins brisés, de vies croisés, de personnes abandonnés.

Car les personnages que Guillaume Musso a construit pour ce roman sont peu nombreux mais sont attachants. Au fur et à mesure de la lecture, on se demande s’ils sont reliés entre eux, on reconnaît leurs fragilités, on se pose des questions aussi, on doute, on ne sait pas si on peut leur faire confiance … Et pourtant, on est obligés de leur faire confiance si on veut connaître la suite et avoir la chance de retrouver Anna.

Si certains événements m’ont malgré tout semblés parfois peu crédibles, dans l’ensemble, j’ai trouvé que l’intrigue était bien ficelée. Et j’ai retrouvé avec plaisir le Guillaume Musso qui m’avait tant manqué l’an dernier : un style agréable et léger, qu’on prend plaisir à lire, et qui nous fait oublier le temps qui passe. Un style qui ne permet pas de lâcher le roman. Un style qui d’ailleurs, dans « La Fille de Brooklyn » n’était pas sans me rappeler celui de Michel Bussi.

Me voilà donc réconciliée avec Guillaume Musso ! « La Fille de Brooklyn » se tourne d’avantage vers l’univers du polar même si l’histoire reste accessible à tous. Des personnages troublants, des évènements bouleversants … et un roman addictif, voici ce qui vous attend si vous choisissez de lire le Musso 2016 !

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