Les filles du Nightingale – Donna Douglas

Les filles du Nightingale - Donna Douglas - Editions Charleston

L’histoire

Londres, 1936

Trois jeunes femmes complètement différentes deviennent apprenties infirmières dans un grand hôpital.

Dora a décidé de quitter sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie, mais également pour échapper à son détestable beau-père. Possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ?

Helen est la plus calme des trois, une jeune femme qui évite toute sorte d’amusement. Dans l’ombre de sa toute puissante mère, administratrice de l’hôpital et de la vie de sa fille, arrivera-t-elle à trouver sa propre voie ? 

Millie, Lady Camilla, est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante lui vaudra de se heurter encore et encore à l’infirmière en chef, la terrifiante Sister Hyde. Retournera-t-elle à la vie luxueuse pour laquelle elle est née ou gardera-t-elle courage pour continuer sa carrière ?

Mon avis

« Les filles de Nightingale » n’est pas un livre que j’aurais choisi de lire spontanément. C’est un pavé de plus de 600 pages autour de l’histoire de 3 élèves infirmières dans les années 1930. 3 jeunes filles bien différentes, aux parcours opposés. Et il me semble bien que ce livre n’est que le premier d’une saga de plusieurs tomes …

Ce livre est assez différent de mes lectures actuelles en fait, c’est peut-être aussi pour ça que je ne l’aurais pas spécialement pris et acheté si je l’avais vu dans ma librairie préférée. Mais l’aventure Lectrices Charleston nous entraine parfois sur des chemins inconnus. Et la confiance que nous avons envers la maison d’édition nous fait suivre ce chemin et ainsi ouvrir et lire une histoire qui ne nous ressemble pas spécialement …

Mais revenons en à l’histoire !

Dans ce premier tome des « Filles du Nightingale » nous faisons la connaissance de Dora, Helen et Millie. Trois jeunes femmes que tout oppose : milieux sociaux, personnalités, énergies, espoirs, rêves …

La première, Dora, est issue d’une classe assez pauvre et n’a pas « le profil » de l’infirmière du Nightingale habituel. Pourtant, devenir infirmière est quelque chose de primordial pour elle. Elle est décidée à se battre coûte que coûte une fois la chance d’entrer dans la formation offerte.

La seconde, Helen, est coincée entre une mère plus qu’omniprésente, même si elle n’est pas souvent là physiquement, et un frère dont elle doit parfois assurer les arrières. Loin d’être la plus aimée des infirmières, elle a du mal à trouver sa place. Mais cela n’est rien par rapport à ce qu’elle va ressentir quand elle va devoir faire face à l’inconnu.

La dernière, Millie, est la plus vivante. Venant d’un milieu plus qu’aisé, tout le monde se demande ce qu’elle fait là. Rêvant de liberté et de vivre selon ses envies, Millie ressemblerait presque à une féministe ! Souvent en dehors des sentiers battus, Millie va devoir faire des choix quant à son avenir.

Mais si tout semble les opposer, l’émotion dégagée par ces trois jeunes femmes est en fait ce qui les rapproche. De mon côté, j’ai beaucoup aimé ces trois personnages. Elles sont généreuses, touchantes et fragiles en même temps.

Je dois avouer que j’ai quand même eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Si les personnalités des 3 jeunes filles principales se dégagent assez rapidement, je me suis un peu perdue dans la multitude des personnages « secondaires ».

Si au cours de la lecture, l’auteur nous dévoile leurs passés et leurs rêves pour l’avenir, on apprend à connaître Dora, Helen et Millie de la même façon qu’elles apprennent à se connaître entre elles.

Et au-delà de cette « amitié naissante », on découvre le contexte de leur formation d’infirmière. Enfermées dans un hôpital, surveillées par de multiples sœurs, faisant face à de nombreux cas médicaux, rencontrant des patients aussi différents les uns des autres, on est plongé dans cet univers médical si particulier des années 1930.

« Les filles du Nightingale » est une histoire prenante et touchante dans laquelle j’ai été embarquée dès les premières pages.

NOTE 4/5

Les Filles du Nightingale de Donna Douglas, Editions Charleston, 688 pages, 9,50 €

L'avis des Lectrices Charleston 2016

N’hésitez pas à découvrir l’avis des autres Lectrices Charleston 2016, sur leurs blogs respectifs :

2 thoughts on “Les filles du Nightingale – Donna Douglas

Laisser un commentaire