Regard sur l’auto-édition

Ca fait plusieurs semaines que je pense à cet article, mais j’avais encore un peu de mal à mettre des mots sur ce que j’avais vraiment en tête …

Vous l’avez sûrement remarqué si vous suivez régulièrement mon blog, depuis quelques temps, je me suis mise à lire des romans auto-édités. Et au fur et à mesure de mes lectures (ou d’ajout de livres à ma PAL), je me suis dit que j’avais pas mal de choses à partager autour de l’auto-édition.

Un roman auto-édité, c’est quoi ?

C’est un roman qui n’est pas publié par les « canaux normaux » de l’édition. A savoir, c’est un livre qui ne passe pas par une maison d’édition, qui n’a pas les « conseils » d’un éditeur, qui n’a pas la même visibilité qu’un roman paru en papier et dont l’auteur doit faire « lui-même » la promo.

Mais derrière, le travail est exactement le même ! C’est une personne, un auteur, qui passe du temps, qui met de l’énergie dans la création d’une histoire, et dans la rédaction de son roman. Bref, c’est juste le circuit qui change !

Bien souvent, un roman auto-édité paraît au format numérique (ebook) même si certains auteurs auto-édités optent pour des solutions permettant de proposer leur roman au format papier, utile et pratique pour les non-lecteurs sur liseuse.

Pourquoi j’aime lire des romans auto-édités ?

C’est une question que je me suis posée cet été, alors que je découvrais de très bons romans auto-édités. Parce que OUI, de la même façon qu’il y a des auteurs que je n’aime pas dans l’édition traditionnelle, j’ai découvert des auteurs auto-édités bourrés de talents qui mériteraient leur place au sein d’une maison d’édition !!

Je trouve malgré tout que les romans sont différents. Ils sont parfois plus directs, les dénouements ne sont pas forcément ceux auxquels nous ont habitués certains éditeurs traditionnels. Parce que, et cela est une façon très personnelle de voir les choses, je pense que les éditeurs traditionnels ont une cible à toucher, une ligne éditoriale à respecter. Ils veulent que leurs lecteurs soient passionnés et qu’ils gardent une bonne image de leur lecture, avec une fin franche et claire, mais pas trop violente ni perturbante.

Hors, j’ai le sentiment que c’est une liberté que s’accordent d’avantage les auteurs auto-édités. Concernant certains romans que j’ai pu lire, je me suis retrouvée face à une fin inattendue. Si dans un premier temps, ces dénouements m’ont surprise (voire agacée parce qu’ils ne correspondaient pas à ce que j’imaginais ^), je trouve qu’ils offraient néanmoins aux romans une émotion inédite et cohérente.

Finalement, un roman auto-édité permet de découvrir deux choses : la première, la trame de l’histoire, la seconde : le potentiel de l’auteur !

À qui s’adressent les romans auto-édités ?

Avant de lancer le blog, j’avais une façon de lire « banale ». J’allais en librairie, j’achetais deux, trois romans (ou plus ^^), souvent des poches. Parfois, je voyais une affiche dans le métro ou dans un magazine d’un livre qui me donnait envie et je me laissais tenter par un grand format. Je n’avais pas de PAL et je me fiais aux auteurs que je connaissais, aux sélections « coups de cœur » même si parfois, je partais dans des mondes totalement inconnus en me lançant sur la base d’une couverture attirante.

Puis il y a eu le blog. Mes lecture se sont diversifiées. J’ai appris à donner mon avis sur des livres. Appris à partager. Discuté avec des auteurs. Découvert le numérique. Découvert les petites maisons d’édition. Les auteurs moins connus. Puis est venue, un peu sur le tard, l’auto-édition et ses auteurs « comme vous et moi ».

Il est rare que je recommande un roman auto-édité à un de mes proches. N’y voyez rien de mal, mais j’estime, qu’il faut avoir un regard un peu plus poussé pour lire de l’auto-édition.

Lorsque je commence un roman auto-édité, j’ai en tête que, malgré le travail et le talent de l’auteur, le roman est « une première version » même si elle est corrigée et retravaillée. J’ai en tête qu’il n’y a pas le travail propre de l’éditeur, qu’il y a parfois des phrases mal tournées, qu’il peut y avoir quelques incohérences. Avec tout le respect que j’ai pour l’auto-édition, je garde en tête que le roman que je lis est l’œuvre d’un amateur, qui n’a pas reçu l’aide d’un professionnel pour en faire un roman « fini ».

Un côté amateur agréable !

Et je finirai par là ce partage de mon « regard sur l’auto-édition », j’ai pris conscience cet été (oui, il s’en est passé des choses dans ma tête cet été :D), que lire des romans auto-édités avait un côté « amateur » agréable.

De la même façon qu’un passionné de Monet ou de Picasso peut aller voir une expo d’un petit artiste peintre prometteur. De la même façon qu’une personne qui passe son temps dans les salles de concert peut apprécier un petit concert improvisé au coin de sa rue. De la même façon qu’un passionné du Tour de France va se poster au bord de la route pour encourager des cyclistes lors d’une course amateur. Et bien, moi, de la même façon que j’aime lire des auteurs « connus », j’apprécie de découvrir des auteurs « moins connus » par le biais de l’auto-édition.

Sans compter qu’il est agréable d’échanger avec les auteurs auto-édités. Proches et à l’écoute des conseils et des ressentis, c’est un plaisir de pouvoir rencontrer des auteurs, qu’ils soient amateurs ou confirmés, sans compter que le « boom de l’auto-édition » permet à de nombreux auteurs qui se cachent de se dire que « peut-être, ce rêve m’est accessible également, même s’il est loin du circuit traditionnel et complexe de l’édition qu’on a toujours connu ».

Les romans auto-édités lus et critiqués sur le blog …

Forever Young - Charlotte Orcival - Auto-édition L’Affaire Bella Rosa – Monia Boubaker – Auto-édition Loin de Berkley Hall – Coralie Khong-Pascaud – Auto-édition

Ce sera notre petit secret - Edmondo Pires - Auto-édition Vamos – Xavier Foucaud – Auto-édition Un merci de trop – Carène Ponte – Auto-édition & Edtions Michel Lafon

La rousse qui croyait au Père-Noël – Suzanne Marty – Auto-édition Dress code et petits secrets 2 : L'aventure américaine - Marianne Levy - Auto-édition Dress code et petits secrets - Marianne Levy - Auto-édition

Les romans auto-édités qui attendent dans ma PAL …

L'ombre du Papillon - Marilyse Trecourt - Auto-édition Vingt ans et quelques - Charlotte Orcival - Auto-édition

Une vie meilleure – Laure Lapegue – Auto-édition Otage de ma mémoire – Marilyse Trécourt – Auto-édition Fidèle au poste – Amélie Antoine – Auto-édition

4 thoughts on “Regard sur l’auto-édition

  1. Je ne lis que très peu de romans auto-édité, par manque d’occasion souvent, et j’avoue que j’ai parfois été déçue par ceux que je lisais (bourré de fautes, d’incohérences (par exemple le héros qui change de nom au cours du roman)) mais ton article donne envie de s’y pencher un peu plus, surtout qu’en effet je pense qu’il y a des auteurs bourrés de talent !
    Après autant parmi les auteurs édités je lis parfois des choses dont je ne comprends pas pourquoi justement elles ont été éditées, je pense qu’il faut savoir faire le tri après ^^

    1. C’est vrai (et je n’en ai pas parlé dans l’article) mais en ce qui concerne l’auto-édition, j’ai besoin d’être rassurée avant de me lancer. Soit je connais déjà l’auteur et je sais que je ne serais pas déçue (par toutes ces incohérences), soit je lis des avis très positifs et auquel cas, je me lance sereinement même si je ne connais pas l’auteur.
      Je n’ai encore jamais découvert un roman auto-édité « juste comme ça », ça a toujours été par conseils avisés de personnes de confiance…

      Et comme tu dis, j’ai déjà été déçue par des auteurs « édités ».
      Après, et heureusement, que ce soit dans l’édition traditionnelle ou dans l’auto-édition, il y en a pour tous les goûts ^^

      Merci pour ton commentaire 🙂

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