Les Années du Silence – T3 – Entre les bourrasques – Louise Tremblay D’Essiambre

Quel plaisir de retrouver la famille Cliche dans ce troisième et dernier tome de la saga “Les Années du Silence” de Louise Tremblay D’Essiambre. Parce que s’il y a bien une histoire qui m’a marquée lors de cette année en tant que Lectrice Charleston, c’est bien cette saga.

Elle m’a bouleversée, elle m’a émue, elle m’a fait sourire. Une saga que je vous recommande vivement de découvrir si vous aimez les belles histoires, les liens familiaux et les émotions que tout cela peut dégager.

Dans la tourmente (T1) – Les chemins de la destinée (T2)

Entre les bourrasques - Les Années du Silence - T3 - Louise Tremblay d'Essiambre - Editions Charleston

L’histoire

À la ferme des Cliche où il a été accueilli à bras ouverts, Sébastien tente de recoller les morceaux de sa vie, tandis que celle de François semble s’écrouler comme un château de cartes…

Lui-même confronté à la terrible maladie dont il a maintes fois constaté les ravages parmi ses protégés, François se voit contraint de remettre en question à la fois le bonheur ultime de se savoir bientôt père et sa vie avec Marie-Hélène, sa flamme, son amour, celle qu’il a, bien malgré lui, entraînée au coeur même de sa bouleversante épreuve…

Un récit où les émotions intenses se succèdent, où des personnages attachants livrent un combat farouche contre le destin, tentent de se bâtir une vie ou de la préserver, et poursuivent leur quête du bonheur malgré les embûches.

Mon avis

J’ai aimé le premier tome. J’ai dévoré le second. Et c’est avec impatience et appréhension que j’ai commencé ma lecture de “Entre les bourrasques”, troisième et dernier tome de la saga “Les Années du Silence”. Mes lectures des deux premiers tomes remontant à plusieurs mois, j’avais peur que l’histoire n’ait perdu de son intérêt.

Pourtant, à peine ouvert et à peine commencé, j’ai retrouvé l’émotion et la délicatesse de la plume de Louise Tremblay D’Essiambre. C’est un peu comme quand on revient dans la famille. Le temps a passé mais le reste est toujours là. On se sent bien. On est bien.

Dans ce dernier tome, l’histoire s’oriente d’avantage sur Sébastien et François, que l’on avait découvert « dans la tourmente » (tome 2), dont la fin avait laissé présager un tournant radical dans la vie des deux hommes.

Sébastien, qui est désormais à la campagne auprès de Cécile, Jérôme et Mélina, est toujours perturbé et tourmenté. La vie le questionne, son avenir l’interroge. Il doute énormément. Il ne sait toujours pas où est sa place et la rue lui manque. Pourtant, au fond de lui, les émotions et les sentiments commencent à avoir leur place. Sans toujours les comprendre, il essaye de vivre avec … et écoute les bons conseils des gens qui l’entourent, notamment Mélina et Gérard.

François, qui est auprès de Marie-Hélène, doit quant à lui faire face à l’impensable. Le passé qu’il avait réussi, avec force et violence, à mettre derrière lui est de retour avec de terribles démons. Une nouvelle vie s’annonce pour François, mais perdu dans les non-dits, il se renferme. L’avenir s’annonce sombre, voire inexistant, pourtant c’est bien la vie qui va l’emporter avec appréhension, amour et persévérance.

On retrouve également Cécile et Jérôme. Egaux à eux même malgré le temps qui passe et la vie qui fait parfois des siennes. Amoureux comme au premier jour, ils sont toujours touchants et émouvants. Si l’histoire les met moins en avant, ils restent malgré tout au premier plan de cette famille lorsque de terribles bouleversements surviennent.

Dans ce tome, comme dans les deux premiers en fait, c’est la vie qui l’emporte. Le désespoir est là, la peur est là, la colère est présente, le passé ne se fait pas oublier, il revient même à grand galop, pourtant, c’est en prenant la vie entre les mains et en l’acceptant que le bonheur revient.

Car c’est vraiment de ça dont parle le roman : de la vie. De la vie qu’il faut accepter, des paroles bienveillantes qu’il faut savoir écouter, des émotions qu’il faut savoir contrôler, de l’amour sur lequel il faut s’appuyer pour continuer. Parce que si elles provoquent de terribles bouleversements, la vie offre également de nombreux moments de bonheur et de partage.

On dit souvent que l’on n’a rien sans rien, et c’est vraiment ça qu’évoque Louise Tremblay D’Essiambre dans son roman. Il faut savoir se faire violence, savoir être fort, savoir se confier, savoir écouter, savoir faire confiance … et savoir avoir confiance. Parce que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que les embûches qu’elle sème peuvent être surmontées si on fait confiance à la vie et si on est entourés.

Avec “Entre les bourrasques”, Louise Tremblay D’Essiambre conclue la saga “Les Années du Silence” avec émotion et sensibilité. Mettant encore et toujours les liens familiaux au coeur du roman, elle démontre également que chacun est responsable de son bonheur. Que chacun peut faire face au bonheur s’il le décide. Que la vie peut être acceptée malgré les bouleversements qu’elle impose. Que le bonheur est là, tout proche, et qu’il suffit d’accepter les peurs et toutes les émotions que cela engendre pour vivre pleinement.

NOTE 5/5

Lecture Coup de Coeur !

Entre les bourrasques, Les Années du Silence (tome 3) de Louise Tremblay D’essiambre, Editions Charleston, 448 pages, 22,50 €

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