Ca a commencé comme ça – Angéla Morelli

Il y a quelques semaines, j’ai appris qu’Angéla Morelli serait présente, un samedi après-midi, à Bordeaux pour présenter et dédicacer son dernier né « Ça a commencé comme ça ». Une telle occasion, je ne pouvais pas la rater, PAL débordante ou non. Un échange très sympathique pour un livre qui l’est tout autant !

Ca a commencé comme ça - Angela Morelli - Editions Harlequin &H

L’histoire

Ça a commencé quand Flore a fait brûler sa confiture de groseilles. Ou alors, quand son père l’a appelée à l’aide, coincé entre les branches du vieux pommier. En fait, non, ça a vraiment commencé quand ses amis l’ont inscrite au concours de confitures. Oui, c’est à partir de ce moment-là que la vie de Flore a pris un tournant inattendu.
Car la jeune mère célibataire presque trentenaire a dû faire face à un obstacle de choix : confectionner une confiture aux figues… sans figues. Et, malgré la mobilisation de tout le village pour la soutenir dans sa quête, impossible de trouver les fameux fruits au beau milieu de cette canicule qui frappe le Sud-Ouest de la France. Impossible ? Non, pas tout à fait. Car il y a bien quelqu’un qui en a, des figues : Corto, le beau jardinier mystérieux que tous les habitants du village considèrent avec méfiance. Et pour cause : il est tatoué et dégage une aura de mystère et de danger.
Alors, oui, ça a commencé comme ça, avec un concours de confitures, une pénurie de figues et Corto.

Mon avis

Il était là, posé dans la biblio. Sans être vraiment rangé (bah non, y a plus de place ^^). Il me toisait. J’avais déjà déposé un livre sur ma table de nuit. Et au dernier moment, je l’ai chopé, lui, et je l’ai embarqué sous ma couette. Une décision prise sans trop réfléchir mais qui m’a fait passer un excellent moment ! Voilà, « ça a commencé comme ça ».

Dès les premières pages, j’ai été conquise par le nouveau roman d’Angéla Morelli et malgré mon envie de le dévorer sans attendre, j’ai préféré prendre mon temps. Touuut mon temps (enfin, pas trop non plus …).

Le style est léger et accrocheur. L’histoire est agréable et donne le sourire. L’émotion est au rendez-vous. Le personnage de Flore est complet, touchant, éprouvant aussi. Quant à Corto, le beau jardinier, je crois que j’en aurais bien repris une part ! Chacun des personnages est à sa place, du père de Flore, à sa fille, sans oublier Fanny, sa meilleure amie.

Revenons-en à Flore. Cette mère célibataire, qui se démène parce que la vie n’a pas été ce qu’elle aurait pu être. Pourtant, elle lève la tête, refuse de baisser les bras, agit, affronte chaque journée, chaque difficulté, sans toutefois penser à elle comme il le faudrait. Elle est sur tous les fronts, essayant d’empêcher chaque catastrophe, un peu trop gentille parfois (mais on lui pardonne aisément). Une femme forte et fière qui va au bout de ce qu’elle entreprend et qui n’attend qu’une chose, sans le savoir : se révéler.

Lorsqu’elle découvre qu’on l’a inscrite, sans lui en parler, à un concours de confitures, elle vacille. Mais la raison va vite l’emporter. Elle va faire ce concours, et même le remporter ! À partir de là, elle va, sans s’en douter, devoir se confronter à son passé, à son présent et aussi un peu se frotter à son avenir.

Chaque personnage va l’aider à sa manière. Parfois sans le savoir, parfois sans le vouloir. Au fil du roman, on va découvrir une Flore qui s’épanouit, qui gagne en confiance, et qui va au bout de ses envies et de ses rêves. Une ambition qui va aussi la mener sur le chemin de Corto. Le beau Corto. Le mystérieux Corto. Mais ne devrait-elle pas s’en méfier ? Doit-elle écouter les rumeurs ou se fier à son instinct ?

« Ça a commencé comme ça ». Par un coup de pied aux fesses, une prise de conscience, des sentiments qui font tourner la tête. Par des relations qui se nouent, qui se dénouent, qui se renforcent. Par de la confiance, de la présence, de la bienveillance et de l’amour. Avec cette nouvelle romance, Angéla Morelli embarque et fait rêver ! À quand le prochain roman ?

NOTE 4/5

Ça a commencé comme ça d’Angéla Morelli, Editions Harlequin &H, 360 pages, 7,99€ (ebook), 12,90€ (papier)

Laisser un commentaire