Iris Grace, l’enfant qui s’ouvrit au monde grâce à un chat – Arabella Carter-Johnson

Un des livres que j’ai lu étant adolescente traitait de l’autisme. Et je ne sais comment l’expliquer, mais j’ai développé une « fascination » pour ce trouble. Depuis, je n’ai jamais résisté à lire un livre traitant de ce handicap. Toujours avec la même fascination. Toujours avec le même sentiment. Toujours avec le même espoir. Alors, forcément, quand j’ai vu ces deux petites bouilles, celles d’Iris et de son fidèle compagnon, je n’ai pas résisté.
Et je tiens à remercier profondément les Editions Presses de le Cité de m’avoir permis de découvrir ce livre.

Iris Grace, La petite fille qui s'ouvrit au monde grâce à un chat - Arabella Carter-Johnson - Editions Presses de la Cité

L’histoire

La petite fille qui s’ouvrit au monde grâce à un chat

Iris Grace est différente. Depuis sa naissance, enfermée dans son monde, elle ne s’exprime qu’avec ses pinceaux. Jusqu’au jour où un chaton ntre dans sa vie… Aujourd’hui, cette petite fille autiste communique.

Son talent artistique est impressionnant. Son histoire a conquis le monde entier.

Iris Grace – Arabella Carter-Johnson – Presses de la Cité

Mon avis

« Iris Grace, l’enfant qui s’ouvrit au monde grâce à un chat » est un véritable témoignage. Celui d’une mère pour sa fille, mais pas seulement. Celui d’une mère pour le monde entier. Pour montrer le vrai visage de l’autisme. Pour comprendre la difficulté de la mission qui attend un parent qui découvre l’autisme de son enfant.

Ce livre est également une sorte d’album de vie. Il y a des photos, beaucoup de photos. Sur ces photos, Iris. Elle ne sourit pas tout le temps, elle est parfois ailleurs, dans son monde. Elle apparaît comme une enfant « normale ». Car à regarder ces photos, rien ne laisse présager le handicap dont elle est atteinte. Elle est ultra mignonne, et plusieurs fois, j’ai découvert les photos avec un « haaan elle est trooop chou !! ».

Le témoignage d’Arabella, la mère d’Iris, commence bien avant la naissance de sa fille. Elle nous fait doucement entrer dans son monde, nous présente PJ, son mari. On est transporté dans un monde dont on sait qu’un jour l’équilibre va basculer. Puis Iris arrive. On lit le témoignage d’Arabella en suivant ses pensées, ses intuitions, ses blocages parfois. Et petit à petit, elle met le doigt sur chaque difficulté qui annonce l’autisme d’Iris. Des petites choses qui peuvent paraitre sans conséquences s’agissant d’un bébé ou d’un enfant, mais qui au fil des jours, vont prendre une importance capitale dans la vie de cette famille.

À la révélation du trouble autistique d’Iris, on découvre une famille unie et présente. Pas abattue, car on sent que le diagnostic était « attendu ». J’ai presque d’ailleurs eu comme un sentiment de soulagement. En effet, tout cela montre à quel point le ressenti d’une mère est parfois plus fort que tout.

Et puis à petit, on entre dans la vie d’Iris. On la suit. On suit ses progrès, ses retours en arrière. Ses difficultés, ses espoirs. Les épreuves qu’il faut affronter. On reste en retrait, parce qu’on sent que ce témoignage est quelque chose qui nous est offert et on ne voudrait pas casser le lien qui existe entre Arabella et sa fille. On regarde, doucement, sans faire de bruit, sans s’imposer.

Au fil des pages, le courage de PJ et d’Arabella se dévoile. Ils décident de tout faire pour leur fille, d’affronter cette épreuve ensemble, malgré les difficultés. Et pour une fois, tout faire pour un enfant ne revient pas à en faire un enfant roi. Bien au contraire. J’ai aimé la force et le courage, mais aussi l’imagination et la patience d’Arabella face à sa fille.

Si je me suis pleinement attachée à cette petite fille qui aime peindre et dont un chat va un jour faire le bonheur (car oui, il arrive tardivement et j’ai attendu avec beaucoup d’impatience son arrivée ^^), je me suis aussi pleinement attachée à ses parents. Parce que si évoluer aux côtés d’un enfant est une chose, s’adapter à un enfant autiste est bien différent. Et c’est avec intimité, émotion et pudeur, sans jamais cacher les mauvaises pistes, les mauvaises décisions, sans cacher les moments de découragement, les pensées négatives et les envies de baisser les bras, qu’Arabella raconte cette histoire.

« Iris Grace, l’enfant qui s’ouvrit au monde grâce à un chat » est un témoignage très fort sur l’autisme. Plein d’espoir, d’enthousiasme, de vie, de bons conseils, je suis persuadée qu’Arabella peut redonner confiance aux parents qui sont confrontés à l’autisme. Elle y donne de précieux conseils et démontre que l’amour, l’intuition, l’écoute et la confiance en soi sont les piliers d’une relation gagnante avec son enfant. Un témoignage à découvrir !

NOTE 5/5

Iris Grace d’Arabella Carter-Johnson, Editions Presses de la Cité, 360 pages, 23.00 €

2 thoughts on “Iris Grace, l’enfant qui s’ouvrit au monde grâce à un chat – Arabella Carter-Johnson

Laisser un commentaire