Né sous une bonne étoile – Aurélie Valognes

C’est aujourd’hui que sort le dernier, et tant attendu roman
d’Aurélie Valognes, « Né sous une bonne étoile ».
Un roman que j’ai reçu il y a quelques jours et
que j’ai (déjà) pu découvrir, pour mon plus grand plaisir !
Merci aux éditions Mazarine pour cet envoi <3

L’histoire

À l’école, il y a les bons élèves… et il y a Gustave.

Depuis son radiateur au fond de la classe, ce jeune rêveur observe les oiseaux dans la cour, ou scrute les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Le garçon aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, malheureusement ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne.

Pourtant, Gustave est travailleur. Il passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à eux ou à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, les leçons ne rentrent pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant.

À force d’entendre qu’il est un cancre, Gustave finit par s’en convaincre, sans imaginer qu’une rencontre peut changer le cours des choses.

Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté…

Né sous une bonne étoile – Aurélie Valognes – Mazarine Editions

Mon avis

À l’école, il y a les bons élèves … et il y a Gustave. Gustave, qui se bat chaque jour. Contre lui, contre ce qu’on attend de lui, sur les raisons qui font que sa mère désespère.

Gustave ne fait pas exprès. Il est aussi rêveur qu’attachant, mais il ne comprend pas, il n’arrive pas. Il est maladroit et sa peur de mal faire fait finalement plus de mal qu’autre chose.

Il a beau s’accrocher Gustave, il dévie, inlassablement. À mesure qu’il s’accroche, il décroche. Comme si, plus il faisait d’effort, moins il y arrivait. Jusqu’au jour où il commet le (presque) irréparable.

Rattrapé au vol, mis devant le fait accompli, Gustave va enfin pouvoir devenir lui-même. Tenter de devenir quelqu’un. Pour lui, d’abord. Pour les autres aussi, finalement.

La confiance mise à mal, il va pourtant, petit à petit, regagner ce qu’il a perdu, ce qu’il n’a peut-être jamais eu. Tout ça grâce à une main tendue, attrapée, sans pour autant avoir eu l’impression de faire autrement.

À l’école, j’étais plutôt Joséphine, la grande soeur de Gustave, la bonne élève qui réussissait sans trop de problèmes. Alors, me mettre, pour un temps, pour un roman, dans la tête de Gustave, ce « cancre » a été perturbant. Et révélateur. Révélateur du talent d’Aurélie Valognes, si tant est qu’il lui faille encore démontrer son talent.

Ce roman, par son histoire, par ses mots, nous capte dès le début. Impossible à lâcher, toutes nos émotions s’intensifient et s’amplifient page après page. Espoir, incompréhension, doute, colère, espoir à nouveau, on a tellement envie de tendre nous aussi la main à cet enfant, à ses proches aussi. On respire, on vit, on tremble, on avance, pas après pas, mot après mot, page après page.

On fait partie de ce roman, chacun devient « ce Gustave » grâce à la plume d’Aurélie Valognes qui nous plonge dans un univers particulier avec un style chaleureux et envoutant qui fait d’elle une auteur incontournable au succès plus que mérité, qu’on lui connait, et qu’on lui reconnait.

Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes, Editions Mazarine, 246 pages, 18,90€

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.