Sur les balcons du ciel – Sophie Henrionnet

Aujourd’hui, je vous parle du dernier roman de Sophie Henrionnet.
Ce roman, j’ai eu l’occasion de le lire quelques jours avant sa sortie
officielle, le 18 mars, en plein durant la période du confinement,
alors que les librairies étaient fermées.

Alors aujourd’hui que nous sommes « libres », que les librairies
ouvrent de nouveau leurs portes, je tenais à vous partager
mon avis sur ce roman qui DOIT et qui mérite d’exister.

Sophie Henrionnet - Sur les balcons du ciel

L’histoire

Vadim, adolescent intuitif et caustique, cherche encore à faire le deuil de son père lorsqu’il perd son amie Valentine. Jour après jour, sous les regards impuissants de ses proches, il s’isole. Incapable de retourner au collège, cloîtré chez lui, Vadim s’échappe sur les toits de son immeuble pour trouver une issue à sa mélancolie. Une rencontre va le sauver : par le hasard d’une chute, Vadim tombe sur Alma…Le roman poignant de deux solitudes, qui vont s’amadouer, s’épauler, se heurter parfois. Une très belle histoire d’amitié.

Sur les balcons du ciel – Sophie Henrionnet – Editions du Rocher

Mon avis

« Sur les balcons du ciel », c’est l’histoire de deux âmes torturées, aussi différentes l’une que l’autre, que la vie n’a pas épargné, que l’amour n’a pas épargné mais qui vont enfin apercevoir le bout d’un tunnel qu’elles croyaient sans fin.
Vadim est un adolescent. Alma est une quarantenaire.
Vadim est collégien. Alma est dentiste.
Ils n’ont rien en commun et pourtant, leur rencontre va les sauver.

Après une période compliqué faite de perte et de deuil, Vadim s’isole. Seul dans sa chambre. Il a perdu goût à la vie. Alors pour se sentir vivant, il s’échappe sur les toits de son immeuble.
Alma est amoureuse. Mais chaque amour ne se vaut pas. Il y a les amours qui rendent heureux. Et les amours qui rendent malheureux. Alma est de ce deuxième amour. Alors, pour oublier, elle travaille. Elle court. Et elle attend que l’autre lui donne, peut-être, un signe de vie. D’espoir.

Dès le premier chapitre j’ai été happée par l’histoire. Happée par le style « torturé » et presque violent que l’on ressent. Et j’ose m’avancer, mais je sais que Sophie a écrit ce roman dans un moment de vie difficile, et je ressens une part importante de sa douleur, de son « incapacité à soulager » celui qui souffre. J’ai ressenti cette violence, ce désespoir, ce cri qui sort du ventre pour s’accrocher à la vie. Cette douleur qui prend sa source au plus fond de ses entrailles, parce que, parfois, la vie nous met face à des obstacles qui sont bien trop grands pour nous. Mais dont on se relèvera finalement.

J’ai tout de suite aimé Vadim. Peut-être aussi parce que j’ai lu ce roman à un moment où moi aussi j’avais une part de souffrance à gérer. À un moment où je ne savais plus si je devais m’isoler, ou si me relever « valait la peine ». 

J’ai tout de suite aimé Alma, même si elle a un tempérament plus « distant ». Plus orgueilleux peut-être aussi. Et en même temps, il y a, au fond d’elle, cette faille, cette douleur, qu’on ressent et qui nous donne envie de l’accompagner. De rester à côté d’elle, de lui tenir la main, de la soutenir.

Alors quand le hasard fait se rencontrer Vadim et Alma, on respire un grand coup. On sourit. On espère. On voit la vie revenir. Chacun aide l’autre. Chacun s’aide grâce à l’autre. Et petit à petit, au fur de la lecture, j’ai lâché cette violence qui m’avait sauté au visage dans les premières pages. La lecture s’apaise, même si tout n’est pas toujours tout rose. On respire mieux, les angoisses s’éloignent, l’amour prend sa place, sa vraie place, pas celle qui fait mal, celle qui guérie.

J’ai aimé ce roman de la première à la dernière page, même si j’aurais aimé rester en compagnie de Vadim et Alma un peu plus longtemps. Je les ai aimés instantanément et j’ai été triste de les quitter. Triste, et en même temps, heureuse de les avoir rencontrés. Heureuse que par leur existence de papier, ils m’aient aidé à m’évader avec eux, sur les balcons du ciel. Heureuse qu’ils m’aient réconfortée, comme ils se sont réconfortés l’un l’autre, dans une période de souffrance, que j’ai eu l’impression de vivre, et d’alléger avec et grâce à eux.

Merci Sophie pour ce roman.

Soutenez ce roman. Achetez le. Lisez le. Offrez le. Aimez le.
Vadim et Alma vous attendent.

Sur les balcons du ciel de Sophie Henrionnet, Editions du Rocher, 208 pages, 15,50€

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