Objectif Lune ! (Partie 1)

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Lorsque le marathon de Bordeaux a été officialisé, le chéri et moi nous sommes dit que nous ne pouvions passer à côté de cet événement !

Après un rapide coup d’œil aux diverses courses, on se décide pour le marathon relai. Encore faut-il trouver les 2 autres coureurs relais. On en parle, certaines personnes sont partantes mais quelque chose bloque … Entre nous, si je m’implique dans le projet, ce n’est pas pour courir 6 ou 7km. Non. L’objectif de ma participation c’est de me dépasser. Bref, le temps passe, on en parle, on n’en parle plus … et les inscriptions du relai sont complètes.

Alors je lance au chéri l’idée folle qui me trotte dans la tête et qui me fait très envie au fond « Et tu crois que je pourrais faire le semi moi ? ». Le chéri, sceptique, me répond « si tu t’entraînes, oui, si tu t’entraînes pas, non ». (logique). On en discute, le sujet part, revient, et le temps passe.

Au petit matin du 25 Décembre, sans que cela soit une grande surprise, une petite carte m’attend « Bon pour une participation au Semi Marathon de Bordeaux ». Gloups.

J’hésite. L’annoncer tout fort sur Twitter ou attendre un peu. Je décide d’attendre, je manque trop de confiance en moi pour le dire maintenant.

Je décide de commencer ma prépa au mois de janvier. Il faut dire qu’en janvier je cours … 4km tous les 10 jours. (Tu la vois la prépa qui arrive ?)

Le chéri, qui s’est également inscrit au semi, commence à s’entraîner sérieusement. Sorties plus longues, fractionnés … Courant à des allures différentes, il devient vite difficile de s’entrainer ensemble. Je continue de douter. Lui continue à me dire que « si je m’entraine, y a pas de raison ! ». Et d’ajouter « Mais faut que tu cours régulièrement et pas 5km tous les 10 jours » (OK, ok, message reçu …)

Bref. Fin janvier, le résultat de la prépa est sans appel : 3 sorties – 14,9 km … Il faut dire qu’entre soucis de santé et la grippe / rhino qui nous a laissés par terre pendant près de 15 jours, courir s’est révélé compliqué.

On fera mieux en février …

Bilan fin février : 3 sorties – 14,1 km. À ce moment là, tout espoir me quitte, je pense à revendre mon dossard, à abandonner tout simplement. C’est impossible, je ne serai jamais prête, et toujours des soucis de santé qui me gâchent la vie et empêchent certaines sorties de se faire.

Je suis persuadée que tout est foutu, le chéri continue sa rengaine « Non, tu en es capable, si tu t’entraines, c’est pas encore fichu … mais ça va être difficile … mais c’est possible ».

Mars commence alors … Je me fixe 2 séances par semaine : une séance « normale » et une séance de fractionnés. La date du 18 avril reste fixée dans mon esprit, et quand je m’endors, je cours. Je rêve, je fais des cauchemars, le semi devient mon pire ennemi. Mais à ce moment là, je le sais : je ne le ferai pas. Je vais abandonner. Je ne vais pas en être capable, ça ne sert à rien. Je suis persuadée que même si j’arrive à m’entrainer régulièrement, une migraine ou un mal de ventre viendra m’empêcher de prendre le départ (car les 2 mois précédents, sans compter la grippe / rhino, j’ai cumulé près de 10 jours de migraine et 3 semaines de maux de ventre – et c’était pareil les 6 derniers mois). Bref. À quoi bon ? Puisqu’au dernier moment, je ne prendrai pas le départ.

D’ailleurs, j’avais prévu de m’acheter de nouvelles chaussures, je ne vais pas le faire si près du semi. Pourtant, c’est à J-40 que je file m’acheter de nouvelles chaussures. La bonne excuse pour aller courir le soir avec le chéri et lui montrer qu’avec mes Adidas Boost, je ne cours pas, non, je vole !

Le 19 mars, à moins d’un mois avant le semi, un déclic se produit : je viens de courir près de 9km. Sans m’arrêter les 4 premiers km. En alternant marche et course les 5 derniers. Ce n’est pas glorieux, mais je suis fière de moi. Et au fond, une petite lueur d’espoir apparaît « Et si c’était malgré tout possible ? ».

Je respecte mes 2 séances hebdo, me déchire sur les séances de fractionnés, me chope de grosses courbatures aux mollets et de grosses ampoules au niveau des doigts de pied, mais bon … Le 18 avril arrive à grandes enjambées !

Bilan fin mars : 7 sorties – 45,9 km (ah bah tu m’étonnes que j’ai des ampoules aux pieds avec une telle progression !!!)

Le mois d’avril pointe son nez, et l’échéance devient réelle. Twitter s’enflamme petit à petit. Marathon de Paris, Marathon de Bordeaux. Et moi je n’ai toujours pas osé avouer que j’étais inscrite au Semi. Tellement peu confiance en moi, tellement sûre de ne pas y aller, je préfère me taire. Et je continue de douter dans mon coin.

Je rajoute quelques sorties au compteur, et me laisse le temps de récupérer avant le semi. Bilan, au 13 avril : 4 sorties – 27,7 km, dont une sortie supérieure à 10 km.

Je suis contente mais … à partir du 4ème km, les forces me manquent et je suis obligée d’alterner marche / course.

Lors de la dernière sortie avec le chéri, qui se limite à 4km histoire de ne pas trop forcer à J-5, il me dit que je pars trop vite, et que je dois absolument partir plus doucement pour tenir le coup. Il me rassure en me disant que si je pars plus doucement, je tiendrai mieux et qu’au pire, j’alterne marche et course, mais que le principal c’est de finir.

L’échéance arrive de plus en plus vite, les rêves autour du semi sont de plus en plus présents (et de plus en plus loufoques).

Mais moi je reste persuadée d’une chose : je ne prendrai pas le départ, je vais être malade ou je ne sais pas, mais je ne vais pas y aller…

Je vous donne rendez-vous demain pour la seconde partie de mon compte-rendu 🙂

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